Un projet vidéo BMX à Marseille
La naissance du projet
Un soir d’hiver à Paris, je reçois un message sur Instagram d’un groupe de vidéastes basé à Marseille.
Deux passionnés d’audiovisuels, de photo et vidéo, qui lancent un projet autour des sports urbains et notamment du BMX. Le projet est de mettre en lumière ces sports au travers de projets artistiques, en travaillant les images de manière à retranscrire les émotions qu’on peut ressentir lorsqu’on roule.
Étant très aligné avec le projet et l’idée de mettre en avant le côté artistique du BMX j’ai tout de suite adhéré.
Après plusieurs échanges sur notre vision et la direction qu’on voulait donner au projet, nous sommes tombés d’accord sur le lieu et l’émotion qu’on voulait retranscrire à travers la vidéo. Marseille, et l’excitation que je ressens quand je fais du BMX.
Que ce soit en compétition, en show ou quand j’apprends des nouveaux tricks, l’excitation c’est une émotion qui me guide depuis toujours dans mon riding et mes projets. Mais pas simple à mettre en image !
La préparation du tournage
Après avoir pas mal échangé avec l’équipe plusieurs idées ont germé, c’était super intéressant de brainstormer sur un thème précis et de ne rien laisser au détail. On a trouvé un spot adapté à ce qu’on voulait transmettre, et on s’est fixé une date, juste après le FISE de Montpellier !
La première étape de la coupe du monde.
L’idée était de faire monter l’intensité de la vidéo de même que l’excitation. Pour ça, j’ai travaillé un enchaînement qui monte en intensité progressivement. De leur côté Romain et Angelo les vidéastes ont travaillé sur différents plans et transitions qui allaient dans la même direction. Nous nous sommes mis d’accord sur un spot, en bord de mer pour capter les fracas de vague et garder un cadre épuré.
Lundi soir, fatigué après un FISE bien intense on se rencontre enfin en vrai avec les gars. Super connexion, on a hâte de bosser ensemble. On s’organise pour être efficace, on va faire du repérage sur le spot et on prend des idées pour le shooting du lendemain.
On décide d’aller voir un second spot qui pourrait faire office de backup en cas d’imprévu sur le spot initial. On arrive sur ce spot au couché de soleil, les couleurs étaient incroyables, donc c’est parti en shooting photo improvisé ! En voyant les rendus à l’écran sans post prod j’ai tout de suite compris que les images du lendemain allaient être top.
24h à Marseille
Nous voici le 19 mai, à 8h du matin à Marseille au bord de la plage des prophètes. Le spot est accidenté et pas simple à rouler, mais il coche toutes les autres cases, donc il faut faire avec et s’adapter ! Je commence à être habitué à ces conditions avec les démonstrations sur les événements, donc on s’en sort.
On a qu’une seule journée de tournage avant que je rentre sur Paris, donc on double voir triple toutes les prises, on shoot de toutes les manières possibles pour être sûr d’avoir tout ce qu’il nous faut et simplifier la post prod. C’était intense. Après quelques heures de shooting sous 36° on s’occupe des prises sons et on échange sur les différentes transitions. Tout est dans les mains des filmmakers maintenant.
La post prod et l’arrivée des premières images
De retour à Paris ça s’enchaîne rapidement pour moi entre les shows, les événements un peu partout en France. Mais on arrive à s’écrire et à s'informer de l’avancée du projet.
On avait évoqué l’idée de faire des plans de réaction chimique dans la vidéo pour les plans de transition, afin d’ajouter un côté artistique à la vidéo mais également appuyer sur le côté intense du projet.
Quelques jours plus tard je reçois des plans d’une expérience chimique à la « c’est pas sorcier » et là je comprends qu’on touche au but !
Pour la partie sonore, les vidéastes ont fait appel à l’un de leurs contacts pour créer quelque chose de complètement adapté au rythme de la vidéo, ce qui a permis d’accentuer la montée en intensité qu’on voulait retranscrire. J’ai été bluffé de ce que le son apporté à ce projet.
Lors du premier visionnage j’ai regardé la vidéo rapidement avec le son de mon téléphone. Pour le deuxième visionnage je me suis posé devant un grand écran avec un casque. C’est impressionnant comment la vidéo atteint une autre dimension dans ces conditions.
Après quelques derniers ajustements sur des transitions et certains tricks, on est tous d'accord sur la version finale. Plus qu’à sortir le projet !
La sortie du projet
C’est sur YouTube qu’on sort la vidéo. Ça faisait un moment que je n’avais pas travaillé sur un projet au format horizontal. Les retours sont super positifs et ça fait plaisir de voir qu’au-delà de la partie technique, les projets créatifs sont également bien accueillis.
C’est aussi ce qui me donne aujourd’hui envie de multiplier les collaborations avec des photographes, vidéastes et créatifs, et de continuer à explorer ce que le BMX peut devenir lorsqu’on le sort de son cadre habituel.
Ce projet est venu consolider l’idée que le BMX flat est autant un sport qu’un art. Il a sa place sur le spot d’une compétition, sur une scène de spectacle ou sur un tournage publicitaire. Et c’est justement ce que j’aime dans le BMX flat.
— Anatole